La colère fait faire toute sorte de choses. La colère tue. Ça brûle en dedans de moi et ça fait encore plus mal que la tristesse, parce qu'on ne peut pas tout faire sortir en même temps. Je me sens comme un volcan en éruption, qui explose sans arrêt, sur tout et n'importe quoi. C'est tellement dur à contrôler, j'ai du mal à ne pas devenir le pire humain jamais créé. Je pourrais devenir un monstre. C'est vraiment, vraiment trop facile détruire quelqu'un. C'est encore plus facile de se détruire soi-même. Je suis une suicidée-sociale irrécupérable. Aussitôt que je construis quelque chose avec quelqu'un, tout s'écroule avec quelqu'un d'autre, automatiquement. Et ces destructions spontanées arrivent avec une telle vitesse que je n'ai jamais rien le temps de reconstruire, que je m'écroule moi-même à voir tout ça arriver devant mes yeux. L'amitié peut vite devenir un génocide si on ne se contrôle pas. C'est la pire des compétitions, c'est extrème comme la jalousie peut vite nous pousser à faire des choses regrettables. Je suis complètement perdue. Je ne sais pu qui aimer, je ne sais plus qui détester, je ne sais même plus si je mérite d'aimer. Je me fonds en excuses auxquelles je ne crois pas, parce que je suis si désespérée et je doute tellement de moi-même que je ne sais pas quand me croire. Je me détruis et je ne suis plus capable de pleurer tous les jours. Je me sens tellement impuissante parce que j'ai l'impression d'empirer les choses à chaque fois que je tente quelque chose de nouveau. C'est tellement épuisant. Le poids du monde semble pèser sur mes épaules. Je me sens comme une petite fille dans un monde de géants. Et personne ne me remarque, et tout le monde m'écrase comme une mouche parce que je ne vaux pas mieux que ça. J'en ai aucune idée pourquoi, mais il parait que je ne vaux pas mieux que ça. Pourtant, je me sentais invincible il y a quelques secondes à peine on dirait. Le malheur s'éternise même si le bonheur ne semble qu'à deux pas. Je perds le nord, je me perds moi-même. Je suis encore dans cette quête typique de moi-même. Qui suis-je déjà? Si seulement je le savais, peut-être que j'avancerais un peu. Malgré ça, j'essaie de rester fidèle à cette inconnue en moi, et de ne pas me conformer à ce que disent les choses, à faire un peu à ma tête parce que je trouve que c'est mon tour. Et si ce n'était jamais le tour à personne? Je ne sais pas quoi répondre. Tout le monde a l'air sur un petit nuage, mais je crois que très peu sont heureux, réellement. Ce qui me ramène à me demander pourquoi je suis la seule malheureuse à rester à l'écart. Et ce ne sont pas les efforts qui manquent. Je suis écoeurée, tout simplement
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Qu'est-ce qui t'écoeure?
Marie